Calculer et simuler les frais de notaire
Compte tenu du temps que demande la constitution d’un dossier et de l’évaluation des frais de notaire, il est souvent courant que le notaire demande une provision. Rassurez-vous, cela n’est pas une arnaque, néanmoins, le notaire se doit après d’être en mesure de fournir le montant exacte et précis des frais à la fin du dossier.
Tout cela pour expliquer que contrairement à ce que la plupart d’entre nous le pensent, le notaire ne perçoit pas du tout la totalité de la somme payée à titre de frais de notaire. Ce dernier est en revanche départagé en plusieurs facturations.
Rémunération à réduire
Pour calculer et bien départager la somme définitive à payer, il faut tenir compte de plusieurs rémunérations comprenant premièrement la rémunération même du notaire qui devient des honoraires dès que l’affaire touche les baux commerciaux, des actes de sociétés ou des consultations juridiques.
La rémunération du notaire se décompose en émolument proportionnel qui représente le salaire lui-même, et en émolument fixe que le notaire perçoit à chaque formalité qui correspond à un coût déjà déterminé. Le calcul des frais dépend ensuite des débours qui représentent les sommes que le client doit payer aux tiers qui ont participé à la constitution du dossier tels que les géomètres, le bureau du cadastre, les hypothèques, …
Et enfin, le client doit prévoir les paiements des droits au Trésor notamment les taxes de publicité foncière, le TVA et la rémunération du conservateur des hypothèques. Toutefois, il faut savoir que les montants prés indiqués ne tiennent pas encore compte des frais occasionnés par un prêt bancaire. Les frais de notaire varient parallèlement des actes que l’on constitue. Les notaires sont en effet soumis à un décret qui les soumit à plusieurs dispositions du code général des impôts pour les frais et débours.
Et puisque chaque dossier à constituer est différent, ayant chacun son démarche particulier, il est tout à fait normal donc que les taxes à payer soient également différentes à chaque acte. La taxe d’un acte rédigé par un notaire est établie à partir d’un barème très précis dans lequel chaque formalité est déjà cataloguée. Quant aux honoraires hors taxe, le pourcentage des taux d’honoraires dépendent du montant de la transaction : plus celui-ci est élevé, plus le pourcentage est bas.
Quant il s’agit de l’acte d’un bien immobilier, vendeur ou acheteur, les frais des actes notariés dépendent de la nature du bien qui peut être un terrain destiné à une future construction, un local commercial ou une habitation fixe de plus ou de moins de dix ans. Les frais dépendent en conséquence de la description du bien notamment du département dans lequel il se situe et du montant en TTC de l’opération.
Les frais de notaire prennent en compte la nature du demandeur qu’il soit un acheteur ou un vendeur et de sa situation financière à savoir si ce dernier a des prêts ou non.
Les frais de succession
Mais puisque les notaires jouent également un rôle majeur dans l’application du droit successoral, il faut également penser aux frais de ce dernier. Puisque les notaires sont les seuls à pouvoir rédiger un testament lorsque le stipulant souhaite mettre par écrit et légalement en la forme authentique ses dernières volontés avant une mort imminente et inévitable, si ils sont les seuls à pouvoir recevoir les actes qui font l’objet d’une donation et si ils sont les seuls hommes ayant le droit de procéder à la liquidation et au partage des successions à la lecture du testament, il faut prévoir les frais de notaires liés à ces activités.
Les frais de successions à envisager se divisent en deux parties bien distinctes : les frais qui serviront à payer le notaire pour la réalisation et la rédaction des actes notariés en rapport avec l’organisation de la succession et les frais occasionnés par le décès du défunt à savoir les funérailles, les dernières dettes, …
Le calcul des frais de succession dépend alors du lien de parenté qui existe entre le légataire et l’héritier. Si la transmission se fait entre parent en ligne directe, alors plus le legs est énorme plus le taux taxable est immense et vice versa. La même règle s’applique aux légations entre époux. Si la transmission se fait entre parent éloigné alors plus le lien de parenté est éloigné, plus le taux taxable est élevé.